mercredi 26 août 2009

Un petit tour dans nos terres vendéennes

C'est cet après-midi que j'ai lu cet article dans Libération. Un ancien président du GUD, groupe d'extrême droite aujourd'hui dissout et qui se déclarait à l'époque (fin des années 90) ouvertement raciste, est nommé directeur des affaires juridiques au conseil général de la Vendée... encore une fois merci Philippe pour tout ce que tu fais pour la Vendée et les vendéens (qui ont voté pour toi à près de 80% dans ton canton)...

Allez, un réac' de plus dans la Cour de Philippe.

Pour en savoir plus sur le GUD

Pour en savoir plus sur Benoît Fleury (le futur directeur des affaires juridiques du conseil général de la Vendée)

Et bien sûr pour en savoir plus sur le Puy dy Fou

samedi 15 août 2009

Pour écouter le son

Après vérification, je crois que c'est un problème du site de stockage de fichiers (filesupyour) qui est très solliciter et ne peut faire tourner trop de fichiers en même temps. Si j'ai bien compris, il faut attendre quelques jours et ça devrait revenir...
Si vous avez d'autres suggestions pour mettre en ligne le son, je suis preneur...

Des nouvelles prochainement de Dédougou où j'ai déménagé avec mes collocs brésiliens il y a une semaine. On a internet en unlimited à la maison.

samedi 1 août 2009

Diaspora

La diaspora bretonne nous suit jusque dans les bureaux de Dédougou...


Un petit air breton improvisé sur les côteaux de Chantonnay au volant d'une super 5 par notre Kristiane nationale...

Welcome to Mali



Vingt trois heures, gare SKV International à Ouagadougou. Nous nous apprêtons à monter dans le joli bus chinois avec climatisation et télévision, s’il vous plaît, qui nous conduira vers Koutiala.

Tiens, je vous mets une chanson qui donne envie de partir en vacances et de bouger mon haut du corps quand je suis assis sur une chaise devant mon bureau (vous savez comme le tube italien « Sara perché ti amo » de Ricchi et Poveri, 1977).


Après deux heures de route, arrêt dans la ville de Boromo où l’ambiance est plutôt coupé… décalé dans un maquis à proximité de la gare routière. Après un slalom entre les vendeuses de sésame, les vendeurs de foie frit, les mamans qui vendent des poulets grillées et les talibés, ravitaillement en sachets d’eau à la boutique avant de repartir vers Bobo où nous arrivons à 4 heures du matin.





L’ambiance est beaucoup plus calme à cette heure-ci. Le bus doit repartir à six heures du matin, nous somnolons.




Au moment du départ, nous avons juste le temps d’enfiler un Lipton et quelques biscuits. Il ne reste qu’une centaine de kilomètres avant d’atteindre Faramana, dernier village burkinabé avant le Mali. Un chanteur de salsa fan de Jacques Brel accompagne les soubresauts du bus slalomant entre les nids de poule.




Arrivés à la frontière, 1ère descente du bus à la douane burkinabé, quelques kilomètres plus loin, 2ème descente du bus pour vérification des passeports et autres paperasse aux « hommes en tenues » burkinabés. Quelques centaines de mètres plus loin, 3ème descente du bus pour vérification des passeports et autres paperasse aux hommes en tenues maliens cette fois-ci. Passeports et visas en règle. Quelques centaines de mètres plus loin, 4ème descente du bus pour contrôle des bagages par la douane malienne. Comme on avait une imprimante toute neuve avec nous, on s’est demandé si ça passerait mais finalement le douanier semblait plus intéresser par les kilos de mèches de cheveux synthétiques que transportait une togolaise…

Nous sommes finalement arrivé à Koutiala vers 13h.

J’ai comme l’impression d’être à la maison ici. La ville n’a pas tellement changé depuis mon départ (il y a deux ans et demi). Avec la « crise du coton », quelques commerces ont fermé et il paraît que certaines personnes migrent vers d’autres lieux.

On a donc passé quelques jours à Koutiala où nous avons pu revoir la famille qui m’avait accueilli, les enfants du quartier (Batoma qui sait chanter désormais), des amis…Au programme : réveil au son du coq, des oiseaux et…des pilons





des journées plutôt tranquilles dans la cour à discuter,




préparation de la cuisine (tô, pâtés…),




une excursion à Ségou pour retourner manger du Capitaine au « Soleil de minuit »,





des négociations au marché,

Nous sommes donc repartis de Koutiala le vendredi après-midi. Notre départ a été retardé de quelques heures à cause de la venue du Président du Mali à Ségou (pour inaugurer l’immense mosquée financée par la Libye). Les bus ont été bloqués pendant trois heures sur le bord du goudron afin de laisser passer le cortège de 4x4 présidentielles…

Aminata et Gafré, les deux filles de Daouda, font le voyage avec nous et viennent passer quelques jours de congés à Ouagadougou. C’est leur première sortie du territoire malien.




La première rencontre avec les burkinabés n’a pas été des plus courtoises pour les filles. Les policiers ayant remarqué que les filles circulaient avec nous et l’odeur de la viande grillée leur ouvrant l’appétit, ils en ont profité pour prétexter je ne sais quelle loi pour nous faire payer leur passage. Soit disant que les papiers qu’elles avaient ne suffisaient pas…

Après un sandwich viande à Bobo, changement de bus et arrivée à Ouaga à 3h du matin.

Eh oh ! Partez pas comme ça, un petit tube de coupé décalé pour la route…


vendredi 17 juillet 2009

Vacances !!!

Départ demain soir pour Koutiala avec SKV International, en bus climatisé s'il vous plait. On retourne sur les traces du séjour malien de Pierre, Poule Verte, tô... au programme.
En attendant j'essaie d'avancer dans la finalisation du programme de septembre-octobre. Pas évident quand la journée est ponctuée de "c'est juste un bonjour", "c'est juste un bonsoir" : technique burkinabée qui consiste à entrer dans ton bureau sans raison précise et à y rester un petit moment...
Retour prévu au Burkina dans le courant de la semaine prochaine.

lundi 6 juillet 2009

10 ans d’impunité !

13 décembre 1998, la voiture de Norbert Zongo est retrouvée calcinée à quelques 100 km au sud de Ouagadougou. Norbert Zongo était le rédacteur en chef du journal l’Indépendant. Suite au décès du journaliste, de nombreuses manifestations réprimées par des milices formées de partisans du gouvernement de Blaise Compaoré. Sous la pression populaire, une enquête officielle est ouverte, après 7 ans d’instruction, elle conclu à un non lieu suite à la rétraction d’un témoin clé de l’affaire. Diverses enquêtes indépendantes ont donné une autre version des faits : les raisons de la mort du journaliste est purement politique. En effet, Norbert Zongo enquêtait alors à l’époque sur la mort, suite à des tortures, du chauffeur de François Compaoré (le frère du président Blaise Compaoré), David Ouédraogo. Dès lors, Norbert Zongo est devenu le symbole de la liberté d’expression au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest en général. Pour les 10 ans de la mort du journaliste, des artistes burkinabés, sénégalais et ivoiriens ont fait une chanson. Une grande partie était là hier pour la soirée de clôture du festival Ciné Droit Libre. Ce festival de films (documentaires le plus souvent), je cite, « dérangeants, polémiques » voire censuré a été créé suite à l’interdiction de la diffusion du film « Bory Bana » sur l’assassinat de Norbert Zongo au FESPACO en 2001.On notera la présence sur scène du précurseur du rap en Afrique de l’Ouest, le sénégalais Didier Awadi (ex-membre de PBS) qui nous a donné un très bon Zamouna enchaîné sur « I like to move it »…

mardi 30 juin 2009

Du cinéma dans la prison

Le Festival dédié à la question des droits humains et de la liberté d’expression a débuté aujourd’hui à la MACO. Ce sigle qui fait penser au nom d’un musée d’art contemporain désigne en fait la maison d’arrêt de Ouaga.



A 15 heures quelques détenus jouent au football dans la cour, enfin je crois que ce sont des détenus. Moi qui m’attendait à un passage compliqué, l’entrée dans ce lieu c’est faite de manière très simple finalement, assez étonnant même… Au milieu de la cour, un petit château d’eau. Au fond, un bâtiment qui semble minuscule où s’aligne les fenêtres grillagées. 15 à 16 détenus par cellule de 9m2. Au fond de la cour, sur la gauche, l’équipe d’organisation installe la toile blanche qui servira d’écran sur la structure métallique. Dans le foyer ou sera projeté le film, les hommes déjà installés, attendent. Au plafond les décorations de noël se balancent au rythme du ventilateur. Impression étrange… si l’on déplaçait ce même public dans un endroit tout autre, qui saurait que ces hommes sont les détenus de la MACO ? On pourrait tout aussi bien se trouver dans n’importe quelle salle des fêtes de n’importe quel pays. Puis les femmes arrivent, moins nombreuses, certaines semblent avoir 15 ans à peine, l’une d’elle porte un enfant dans son dos. Enfin ce sont les mineures qui arrivent, de jeunes ados qui sont là pour vol d’argent, de portable ou autre délit. Chacun des deux groupes s’installent dans « la salle de l’amitié ». Après une brève introduction, le film commence, un film burkinabé qui retrace l’histoire d’une femme nommée directrice générale d’une société. Comment une femme qui se retrouve à un poste à responsabilité doit faire face à la corruption, doit faire face à l’hypocrisie, doit faire face à son mari… Bref un sujet bien ancré dans le contexte actuel, quoique peu réaliste par moment et qui ne m’a pas vraiment transcendée… mais bon… Bientôt 18h, pas le temps de projeter le second film qui devait pourtant être très intéressant, un documentaire sur un groupe de prisonniers en Afrique du Sud qui a monté un orchestre au sein même de la prison. 27 mn, c’est le temps du documentaire de remplacement, histoire de luttes au Burkina, lutte des employés de l’usine textile de Koudougou qui a fermé ses portes quelques années après avoir été privatisée, lutte des étudiants de l’université de Ouaga face à l’augmentation des droits de scolarité et au projet d’une Police Spéciale des Universités.
18h, c'est l'heure de ramasser, les prisonniers doivent regagner leurs quartiers… Une expérience étrange, étonnante et pleine d’enrichissement… Un Festival qui commence bien.