vendredi 17 juillet 2009

Vacances !!!

Départ demain soir pour Koutiala avec SKV International, en bus climatisé s'il vous plait. On retourne sur les traces du séjour malien de Pierre, Poule Verte, tô... au programme.
En attendant j'essaie d'avancer dans la finalisation du programme de septembre-octobre. Pas évident quand la journée est ponctuée de "c'est juste un bonjour", "c'est juste un bonsoir" : technique burkinabée qui consiste à entrer dans ton bureau sans raison précise et à y rester un petit moment...
Retour prévu au Burkina dans le courant de la semaine prochaine.

lundi 6 juillet 2009

10 ans d’impunité !

13 décembre 1998, la voiture de Norbert Zongo est retrouvée calcinée à quelques 100 km au sud de Ouagadougou. Norbert Zongo était le rédacteur en chef du journal l’Indépendant. Suite au décès du journaliste, de nombreuses manifestations réprimées par des milices formées de partisans du gouvernement de Blaise Compaoré. Sous la pression populaire, une enquête officielle est ouverte, après 7 ans d’instruction, elle conclu à un non lieu suite à la rétraction d’un témoin clé de l’affaire. Diverses enquêtes indépendantes ont donné une autre version des faits : les raisons de la mort du journaliste est purement politique. En effet, Norbert Zongo enquêtait alors à l’époque sur la mort, suite à des tortures, du chauffeur de François Compaoré (le frère du président Blaise Compaoré), David Ouédraogo. Dès lors, Norbert Zongo est devenu le symbole de la liberté d’expression au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest en général. Pour les 10 ans de la mort du journaliste, des artistes burkinabés, sénégalais et ivoiriens ont fait une chanson. Une grande partie était là hier pour la soirée de clôture du festival Ciné Droit Libre. Ce festival de films (documentaires le plus souvent), je cite, « dérangeants, polémiques » voire censuré a été créé suite à l’interdiction de la diffusion du film « Bory Bana » sur l’assassinat de Norbert Zongo au FESPACO en 2001.On notera la présence sur scène du précurseur du rap en Afrique de l’Ouest, le sénégalais Didier Awadi (ex-membre de PBS) qui nous a donné un très bon Zamouna enchaîné sur « I like to move it »…

mardi 30 juin 2009

Du cinéma dans la prison

Le Festival dédié à la question des droits humains et de la liberté d’expression a débuté aujourd’hui à la MACO. Ce sigle qui fait penser au nom d’un musée d’art contemporain désigne en fait la maison d’arrêt de Ouaga.



A 15 heures quelques détenus jouent au football dans la cour, enfin je crois que ce sont des détenus. Moi qui m’attendait à un passage compliqué, l’entrée dans ce lieu c’est faite de manière très simple finalement, assez étonnant même… Au milieu de la cour, un petit château d’eau. Au fond, un bâtiment qui semble minuscule où s’aligne les fenêtres grillagées. 15 à 16 détenus par cellule de 9m2. Au fond de la cour, sur la gauche, l’équipe d’organisation installe la toile blanche qui servira d’écran sur la structure métallique. Dans le foyer ou sera projeté le film, les hommes déjà installés, attendent. Au plafond les décorations de noël se balancent au rythme du ventilateur. Impression étrange… si l’on déplaçait ce même public dans un endroit tout autre, qui saurait que ces hommes sont les détenus de la MACO ? On pourrait tout aussi bien se trouver dans n’importe quelle salle des fêtes de n’importe quel pays. Puis les femmes arrivent, moins nombreuses, certaines semblent avoir 15 ans à peine, l’une d’elle porte un enfant dans son dos. Enfin ce sont les mineures qui arrivent, de jeunes ados qui sont là pour vol d’argent, de portable ou autre délit. Chacun des deux groupes s’installent dans « la salle de l’amitié ». Après une brève introduction, le film commence, un film burkinabé qui retrace l’histoire d’une femme nommée directrice générale d’une société. Comment une femme qui se retrouve à un poste à responsabilité doit faire face à la corruption, doit faire face à l’hypocrisie, doit faire face à son mari… Bref un sujet bien ancré dans le contexte actuel, quoique peu réaliste par moment et qui ne m’a pas vraiment transcendée… mais bon… Bientôt 18h, pas le temps de projeter le second film qui devait pourtant être très intéressant, un documentaire sur un groupe de prisonniers en Afrique du Sud qui a monté un orchestre au sein même de la prison. 27 mn, c’est le temps du documentaire de remplacement, histoire de luttes au Burkina, lutte des employés de l’usine textile de Koudougou qui a fermé ses portes quelques années après avoir été privatisée, lutte des étudiants de l’université de Ouaga face à l’augmentation des droits de scolarité et au projet d’une Police Spéciale des Universités.
18h, c'est l'heure de ramasser, les prisonniers doivent regagner leurs quartiers… Une expérience étrange, étonnante et pleine d’enrichissement… Un Festival qui commence bien.

dimanche 21 juin 2009

Burkina star ac' chez les nasara de Wemtenga

Les éliminatoires ont commencé au début du mois de juin. En ce 21 juin, retrouvez les meilleurs moments!

Après la pluie

samedi 20 juin 2009

fotos en vrac



Quelques photos du week-end dernier à Dédougou où on a aussi été chauffer la piste du "Robinet", LE dancing club de la ville !













Sur les bords du Mouhoun




Sortie sur le terrain entre Dédougou et Bobo


Mes premiers champs de coton OGM Bt distribué par Monsanto (qui permet de théoriquement de limiter les traitements insecticides), génial non?


Sortie terrain (passage du multiculteur pour casser les buttes avant labour), Tansila, à quelques kilomètres de la frontière du Mali

Bureau de Pierre à Dédougou

vendredi 19 juin 2009

Ouagadougou en vert jaune rouge !!!

Et non pas un hommage à Bob Marley, mais un Côte d'Ivoire VS Burkina Faso, ça va chauffer au stade du 4 août samedi après-midi !!!

Autant vous dire que toute blague du genre "moi de toute façon je suis pour la Côte d'Ivoire" est très mal venue...